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Comment fonctionne la veille d'outils en continu

Cet article explique comment un outil se retrouve candidat à une évaluation, les cinq voies par lesquelles il peut arriver, et ce qui se passe pour les outils déjà diffusés dans une collection.

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Écrit par Michaël Cardinal

Trois opérations distinctes

1. Un robot tient l'inventaire du marché.

Chaque semaine, un logiciel parcourt l'App Store et Google Play. Pour chaque outil, il relève le nom, le fournisseur, la version, le prix, la date de dernière mise à jour et l'existence d'une politique de confidentialité. Cet inventaire nous permet de savoir ce qui existe, et de repérer les mouvements du marché à mesure qu'ils se produisent.

2. Un second traitement identifie les candidats pertinents.

Il s'appuie sur un vocabulaire de recherche construit avec l'organisation, à partir des besoins cliniques visés par sa collection. Si la collection porte sur le sommeil, ce vocabulaire contient les termes que les patients et les cliniciens emploient réellement pour parler de sommeil — pas seulement la terminologie officielle.

3. Des personnes évaluent les candidats.

Un évaluateur reprend chaque candidat à la main, l'installe et le soumet à nos grilles. L'échelle vient des robots, le jugement vient des personnes.


Les cinq façons d'entrer dans le processus

Un outil devient candidat par l'une de ces voies :

  • Une organisation le demande — elle veut qu'un outil précis soit examiné

  • Un tiers de confiance le recommande

  • Un professionnel du réseau le signale — il l'a rencontré dans sa pratique

  • L'actualité le fait remonter — l'outil fait parler de lui, en bien ou en mal

  • Le robot le repère — personne ne l'avait signalé

Un outil peut arriver par plusieurs voies à la fois. La voie d'entrée ne change rien à l'évaluation elle-même : les mêmes grilles s'appliquent, quel que soit le chemin parcouru.

Un fournisseur ne peut pas payer pour être évalué, ni pour figurer dans une collection. Quand un fournisseur demande lui-même une évaluation, son dossier suit le même chemin que les autres et le résultat peut lui être défavorable.


Un outil absent d'une collection n'est pas un outil rejeté pour toujours

Un outil peut être suivi sans qu'aucune évaluation soit en cours. Quand son fournisseur publie un changement, l'alerte remonte.

C'est important, parce que le motif qui écarte un outil est souvent temporaire. Un outil sans politique de confidentialité accessible qui en publie une redevient candidat. Un outil resté plusieurs années sans mise à jour qui reprend son développement redevient candidat.

La veille suit donc autant les outils écartés que ceux qui sont diffusés.

Si vous connaissez un outil qui vous paraît manquer dans une collection — y compris un outil distribué hors des magasins d'applications, par un site web ou par un établissement — il peut être proposé. La page d'information de la collection indique comment.


Les outils déjà diffusés sont vérifiés séparément

Chercher de nouveaux candidats et surveiller les outils déjà en ligne sont deux mécanismes distincts.

Le second passe en revue chaque outil affiché dans une collection et compare ce qu'affiche le magasin à ce qu'indique son résumé d'évaluation : version, description, prix, politique de confidentialité toujours accessible, outil toujours présent dans le magasin.

Quand un écart apparaît, une alerte part vers une personne qui vérifie. Aucun résumé d'évaluation ne change tout seul : le robot détecte, la personne décide. Ce qu'un écart déclenche ensuite fait l'objet d'un article distinct.


Ce que la veille ne peut pas détecter

Un robot lit ce qu'un fournisseur publie. Si une pratique interne change sans être annoncée, rien ne le signale : il faudra un signalement ou la prochaine réévaluation. C'est la principale raison pour laquelle les signalements du réseau comptent autant que la surveillance automatisée.

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