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Comprendre nos résumés d'évaluation, bloc par bloc

Cet article détaille les trois blocs de nos résumés d'évaluation, disponibles dans les espaces patients que nous configurons. Ce que chaque bloc contient, qui fait le travail, et comment interpréter les constats qui s'y trouvent.

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Écrit par Michaël Cardinal

Les principes derrières nos résumés

Un outil peut être irréprochable sur un point et mauvais sur un autre. Un outil appuyé par de bonnes données peut être moins conforme côté données personnelles. Un outil très respectueux de la vie privée peut être inutilisable par quelqu'un de peu à l'aise avec un téléphone.

Un résumé d'évaluation résume l'évaluation de plus de quatre-vingts critères de qualité, rapportés en une vingtaine de principes clés, dans trois blocs thématiques.

Chaque bloc permet à utilisateur de nos plateformes d'aller directement à celui qui l'intéresse, puis prend une décision éclairée pour sa santé.

Chaque constat affiché regroupe donc l'évaluation de plusieurs critères examinés, et traduit en français courant ce que la grille détaillée a établi, sans en changer les conclusions. De plus, ces constats sont alimentés par les bons instruments d'évaluation, validés par la science, pour éviter toute subjectivité.

Finalement, un même constat est par ailleurs formulé de façon identique dans toutes nos collections, sur tous les sites, pour toutes les applications. Deux résumés se lisent donc côte à côte : même formulation, même situation.


Bloc 1 — Preuves et endossement

La question : sur quoi repose la pertinence, la crédibilité et la validation de cet outil?

Un évaluateur cherche :

  • des données d'acceptabilité, de faisabilité ou de valeur potentielle

  • la participation de professionnels de la santé à la conception ou à la validation

  • des endossements par des organismes indépendants, s'il en existe

  • des décisions réglementaires, quand il y en a

  • des tests menés par des professionnels de la santé et des patients pour valider le contenu et la pertinence de l'outil, quand aucune méthode supérieure n'est disponible

Qui fait le travail : un évaluateur utilise ces recherches et ces données pour remplir une grille dérivée d'instruments reconnus d'appréciation de la valeur.

Ce que ce bloc ne dit pas : que l'outil va nécessairement fonctionner pour vous. Il dit ce qui est documenté, et à quel point c'est fiable.


Bloc 2 — Cybersécurité et confidentialité

La question : qu'est-ce que cet outil fait des données de la personne qui l'utilise ?

Un évaluateur vérifie :

  • si la politique de confidentialité est claire et complète

  • si la personne peut accéder à ses données, les corriger et les faire supprimer

  • quelles lois le fournisseur déclare respecter

  • à quelle fréquence l'outil est mis à jour

  • quelles certifications ou déclarations de sécurité existent

  • si l'outil demande des permissions techniques dont il n'a pas besoin

Qui fait le travail : un évaluateur lit et analyse les politiques et les pratiques déclarées. Un partenaire spécialisé passe l'application au crible technique pour chercher des vulnérabilités.

Ce que ce bloc ne dit pas : qu'un outil est impossible à pirater. Il dit ce qui est déclaré, ce qui a pu être vérifié, et où restent les zones d'ombre.


Bloc 3 — Expérience d'utilisation et acceptabilité

La question : la personne à qui cet outil est destiné arrivera-t-elle à s'en servir ?

Un évaluateur et des personnes qui testent regardent :

  • si le contenu est lisible et compréhensible

  • si l'outil est agréable et clair à utiliser

  • si des publicités ou des relances commerciales gênent l'usage

  • quelles normes d'accessibilité le fournisseur déclare respecter

  • si le ton employé risque de heurter ou de stigmatiser

  • si la langue et les références correspondent au contexte local

Qui fait le travail : un évaluateur identifie les critères liés à la qualité et à l'accessibilité. Mais le ton, la stigmatisation et l'adéquation au contexte sont appréciés par des personnes concernées et des professionnels qui essaient l'outil et disent ce qu'ils en pensent.

C'est certainement le bloc le plus dépendant du jugement humain, et celui qu'aucun robot ne peut faire. Par contre, l'interprétation de ces tests se fait au moyen d'instruments validés par la science, pour éviter que nos constats soient subjectifs.

Ce que ce bloc ne dit pas : encore une fois, que l'outil conviendra à toute personne. Il fait état des forces et des faiblesses pour le public visé.


Chaque constat porte une couleur

Dans chaque bloc, un constat rend compte d'un critère. Il porte une couleur et une terminologie qui rendent très clair le constat global issu de l'évaluation.

Voici ce que signifient les couleurs :

Couleur

Ce qu'elle signifie

Vert

Le critère est rempli

Jaune

Le critère est partiellement rempli, ou rempli avec une réserve. Un constat jaune signale une réserve documentée. Il ne disqualifie pas l'outil : il vous donne de quoi juger si la réserve compte pour votre usage.

Rouge

Le critère n'est pas rempli. Un rouge sur un point sensible est généralement suffisant pour écarter un outil, même si tout le reste est au vert.

Non applicable

Le critère ne concerne pas ce type d'outil ou ce format

En attente

Le travail nécessaire pour se prononcer n'a pas encore été fait

Un outil peut figurer dans une collection avec des réserves — c'est même le cas courant. Ce qui compte n'est pas qu'il n'y ait aucune réserve, mais qu'elle soit visible.

Les blocs ne se compensent pas : une réserve sur les données personnelles ne s'annule pas par une belle interface.

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